Contrairement
à ce que l’on pense souvent, le camellia est un arbuste robuste et
facile à cultiver. Néanmoins, il lui arrive de connaître quelques
désordres.
Voici un bref exposé des soucis les plus couramment rencontrés.
La chute des boutons floraux
Les
boutons sont un signe de bonne santé. Si leur croissance est régulière
d’une floraison à l’autre, tout va bien. Plus un camellia grandit, plus
il fleurit. Si la croissance des boutons est anormalement lente ou
s’ils finissent par tomber, il faut en chercher la cause.
Le camellia peut manquer de soleil (un camellia doit avoir un minimum
de soleil pour fleurir, quantité à adapter en fonction de la région et
de l’espèce ou variété).
Il peut aussi avoir « faim », soit par manque d’engrais ou par un
substrat trop pauvre. L’engrais se donne au printemps. Je complète la
terre de bruyère au printemps et à la fin de l’été. Je rempote les
camellias en pot au printemps.
Un camellia a besoin d’eau. Si l’apport en eau pendant toute la belle
saison n’est pas suffisant, les boutons auront du mal à grossir et ont
de fortes chances de tomber. La qualité de la floraison sera aussi
compromise. Un camellia d’hiver ou de printemps dont les fleurs tombent
rapidement a manqué d’eau pendant le printemps ou l’été qui ont
précédé. Faites attention au choc hydrique, qui survient souvent en
été. On oublie le camellia, le terreau sèche. On s’empresse de
l’arroser et on voit les boutons tomber. Il faut laisser un arrosage
automatique (un cône et une bouteille font l’affaire) et surtout
arroser progressivement en cas de sécheresse. Il y perdra sans doute
quelques feuilles, mais la floraison à venir ne sera pas totalement
compromise.
Si la chute des boutons a lieu en hiver, le camellia est sans doute
exposé un soleil matinal. Rien de pire que le brusque passage du gel au
dégel pour les boutons. Un soleil du matin après une gelée peut gâter
une floraison à venir. Dans ce cas, il faut revoir l’exposition.
Sécheresse et excès d’eau
Les
deux sont aussi néfastes l’un que l’autre. La sécheresse peut engendrer
la chute des feuilles et des boutons. Pour cela, il faut pailler le
pied des camellias, qu’ils soient en terre ou en pot. Il faut
surveiller l’arrosage, le terreau doit toujours être humide, mais pas
trop. En été, les soirs de chaleur, douchez le camellia. Il aime les
climats humides. Attendez simplement qu’il ne soit plus au soleil, afin
de ne pas le brûler.
Chute des feuilles
Nous venons de l’évoquer au point précédent. Sécheresse et excès d’eau en sont responsables. Un voile d’hivernage en hiver peut avoir les mêmes conséquences. Le camellia est bien plus rustique qu’on ne le croit. Le gel n’est pas obligatoirement un problème. Tout dépend de sa durée et de son intensité. Nous avons abordé ce point en détail dans les soins aux camellias.
Mauvaise absorption de l’engrais ou engrais inadapté
Excès de soleil
Soit les feuilles se tachent de brun, soit elles pâlissent et jaunissent. Il faut donc éviter les expositions trop chaudes, surtout le long d’un mur en plein soleil. Les japonica n’y résistent pas et ce plus on descend vers le sud. Seule solution, lui trouver un endroit plus abrité.
Fumagine
Chlorose
Otiorrhynques
Pour résumer : surveillez régulièrement l’arrosage, la couleur des feuilles et l’état des boutons. Un camellia qui grandit, fait des boutons et garde un feuillage coloré et brillant, va bien.
© Cathie - www.lovcam.org
14/02/2010
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